La dispense islamique est acquise lorsque le projet sportif est irrésistible!

Les trois phases historiques

« Venez, venez vite, Dr Adel est là, lève-toi … viens ! »

Mohamed, jaillit de la pièce et emmène avec lui ses collègues.

Incroyable, il a interrompu la prière pour m’intercepter et me présenter aux autres. Il leur mentionne la référence bien connue : « beyn el salateyn ».

Je ne l’avais jamais rencontré et ne le connaissais pas. Derrière la vitre, il me reconnaît.  Mohamed, 34 ans est responsable du développement au ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports, secteur Jeunesse.

Depuis des mois, il me suit sur les réseaux sociaux et échange avec moi par messagerie. Il avait tenté de développer la discipline du bâton égyptien comme une animation dans le cadre des événements « Jeunesse », et non pas comme je le préconisais, en secteur « Sport ». Néanmoins, je l’aide tout en l’encourageant de se rapprocher du secteur « Sport ».

C’est un vrai défi dans un contexte de jeux politiques sophistiqués entre les deux secteurs. Pire, en toile de fond le ministère de la Culture, pour des raisons historiques périmées, obstrue tout développement sur ce sujet en dehors de son autorité. Je réponds aux questions de Mohamed et lui envoie les informations, les photos et les vidéos nécessaires à l’organisation des événements et des concours qu’il envisage. Il a fait sien le projet d’actualiser cet art ancestral aux racines martiales et devenu jeu rural. Il y voit, comme moi, la possibilité d’un sport représentatif pour l’Egypte et utile pour l’Education.

Ce 20 Mars 2017, je suis au ministère pour concrétiser les promesses du ministre de la Jeunesse et des Sports, qu’il m’a personnellement exprimées.

Mohamed brandit une pile de dossiers et me dit « regarde ! ».

Pour faciliter la création d’une fédération égyptienne du bâton, il a réussi à réunir une centaine de demandes favorables signées par des directeurs de centres de jeunesse et de clubs sportifs.

Brillantissime !

Motivé par le projet, Mohamed surmonte les obstacles, il dépasse toute attente dans un pays dominé par la bureaucratie et par la gestion des prières au travail.

Motivé par le projet, en me voyant passer Mohamed active une dispense et fait arrêter la prière pour me saluer. Il le fait dans un pays où l’islam est religion d’Etat, où chacun épie l’autre sur le respect des cinq piliers de l’Islam.

Le projet s’avère plus fort que les obligations religieuses, d’autant que les dispenses sont là, bien documentées. « beyn el salateyn » est une dispense bien connue qui permet de décaler et regrouper les prières. Les dispenses concernent les prières, le jeûne, etc. Ref des versets et des textes du dogme (Verset des Abeilles, Al Nahl, 97 et Sourate 2 verset 84 ; Sourate 4 – Les Femmes – Verset 101 ; Sourate 2 – La Vache – Verset 184 ; …)

  • Si en Egypte, au ministère, Mohamed a utilisé les dispenses, comment se fait-il qu’en France, en entreprise un militant islamique n’utilise pas les dispenses qu’il est sensé connaître et impose des obligations religieuses ? Quelle est sa motivation ?

  • En entreprise, qu’est ce qui prime : le projet du militant islamique ou le projet d’entreprise ?

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