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28 OCTOBRE 1956, MASSACRE À GAZA

Les naïfs, les incrédules, les manipulés, les ignorants, les complices démarrent l’histoire de Gaza avec la tentative de libération du 7 octobre 2023 suivi par le massacre génocidaire qui dure encore. L’histoire démarre bien avant, en 1917 avec le début de la colonisation sioniste, surtout en 1947-8-9 avec les exactions criminelles des milices sionistes pour terroriser, tuer et chasser les Palestiniens de chez eux, pour aboutir au génocide actuel. De génération en génération, les gazaouis multi déplacés viennent du nord. Les milices et les soldats sionistes les ont chassés successivement de Yaffa, Ashkelon, Ashdod et des villages environnants. Ils ont vécu une succession de massacres.

Le 1er massacre de masse date du 28 octobre 1956.

En 1956, âgé de 5 ans je vivais alors l’agression tripartite (France, Grande-Bretagne, Israël) contre l’Egypte. Je vivais à Port-Saïd, voisin de Gaza. Mon père travaillait à la Compagnie du Canal de Suez.

 

RENCONTRE IMPROBABLE SUR UNE PLAGE TUNISIENNE

En Tunisie, au cours d’un séjour en thalassothérapie, je suis pris de cauchemars si terribles que je me réveille en pleine nuit. Cinquante ans après la nationalisation du canal de Suez, je revis la frayeur de ces moments que j’ai vécus, enfant, et que j’ai maintes fois racontés en fanfaronnant, tout au long de ma vie. Pour la première fois, je revis mes émotions telles que je les ai réellement vécues, et non telles que je les ai travesties.

Le matin même, sur la plage de Gammarth, près de Tunis, ma compagne et moi discutons avec John et Maggy, un couple d’Anglais. Nous parlons de massages et de voyages. C’est l’automne. Un vent chaud balaie doucement la plage. John, soixante-seize ans, et sa femme Maggy, un peu plus jeune, sont en Tunisie depuis une semaine. Ils changent de plage chaque jour, visitent les alentours, s’offrent du poisson frais dans un bon restaurant, pour ne retourner à l’hôtel qu’en fin de journée. En pleine forme, ils vivent une retraite agréable, voyageant beaucoup, s’occupant souvent de leurs petits-enfants. Ma compagne et Maggy s’entretiennent séparément, et je me retrouve à parler avec John. Alors qu’il me raconte sa vie, nous rions de découvrir tout à coup que nous nous trouvions tous les deux à Port-Saïd, ville du nord du canal de Suez, cinquante ans auparavant.

En 1956, John était parachutiste, il avait vingt-et-un an. Par suite du bombardement de Port-Saïd, il avait débarqué avec le contingent militaire britannique dans le cadre de l’intervention franco-anglaise déterminée à prendre le canal de Suez avec l’appui d’Israël, puis à abattre Nasser.

LA CRISE DE SUEZ EN DIRECT

Cet été 1956 depuis plusieurs jours déjà, la tension était montée d’un cran. Nous entendions partout des rumeurs de guerre, de débarquement sur la plage. Des gens criaient dans la rue pour éteindre les lumières : « Taffo el nour ! Taffo el nour ! » hurlaient-ils en passant. Les fenêtres de l’appartement, comme les ampoules, avaient été peintes d’un bleu très sombre pour les aveugler. Dans la cuisine aux reflets bleutés, nous écoutions la radio, les appels, les discours de Nasser, les hurlements d’espoir de la foule. Dans la cuisine, il y avait la peur de l’inconnu, palpable, la peur de la guerre. La peur, tout court. Nous étions cinq : mes parents, mon frère aîné d’un an et mon cadet de deux ans.

Un soir, le bombardement est imminent. Nous devons évacuer notre appartement pour nous réfugier loin du bord de mer. C’est l’automne, il fait froid. La nuit est complètement noire, le silence écrasant. De l’immeuble Aboulgheit, nous descendons dans la rue à l’aveuglette. Nous voulons marquer un premier arrêt dans la cave de l’immeuble d’en face. En pleine rue, la mallette de mon père s’ouvre et se renverse. Nos papiers et nos médicaments tombent par terre. À genoux, tremblant de peur, je ramasse en silence. Après une rapide halte dans cette cave voisine, nous nous dirigeons vers la maison de nos amis, les Tagher. Le sous-sol a été aménagé comme un abri. Un peu de lumière filtre d’un soupirail. Deux familles sont réfugiées là. Je me souviens du bruit des bombes dans l’obscurité, du crépitement des armes. Nous sommes dans le noir, à attendre, impuissants. Et les prières incessantes des adultes m’enfoncent dans la trouille.

 

 

Au même moment, loin du fracas à Port-Saïd, les milices et soldats sionistes envahissent Gaza.

Ils séparent les hommes et les femmes pour parquer les hommes dans des zones grillagés.

Ils leur lient les mains dans le dos, et les mettent à genoux, tête baissée.

Les enfants livrés à eux-mêmes, sont terrorisés.

 

Avec mes frères, je me souviens que nous trouvons tout de même le moyen de jouer entre nous, par terre, entre leurs jambes.

Une semaine plus, nous sortons. Sur la route, nous croisons un Anglais, peut-être John. Puis d’autres, autour d’un blindé, qui distribuent des bonbons aux enfants.

Sur le chemin de la maison, nous jouons encore avec mes frères, nous rions.

Puis nous remontons la rue où nous vivons. Des cadavres jonchent le sol, inertes, dans des flaques de sang. Dans l’air flotte l’odeur de la mort. Et une autre aussi, une odeur de guerre, un mélange de soufre et de métal.

MASSACRE A GAZA FIN OCTOBRE 1956 – BIS REPETITA NON-STOP JUSQU’AUJOURD’HUI

 

Fin octobre 1956 à Gaza, les enfants courent à la recherche de leurs pères. Le massacre à Gaza se déroule entre le 27 et 30 du mois.

Par dizaine, les soldats sionistes les extraient des parcs grillagés, ils les alignent dos au mur, et les tuent.

Un peu plus loin à Khan Younes, les sionistes organisent des simulacres de libération.

Ils font semblant de libérer les Palestiniens pour les tuer dans le dos.

Plus de 700 adultes Palestiniens, des civils, sont ainsi éliminés. Le contrôle cynique de la population bat son plein. Il évoluera en technologies.

En 2026, le processus israélien de contrôle des populations devient la référence, appellée par Francesca Albanese, rapporteur mondial ON pour les droits humains : “L’israélisation de nos sociétés” 

A Port-Saïd, le portier de notre immeuble est là, dans l’entrée. Son corps baigne dans une mare de sang. Sans un mot, nous filons dans l’escalier. Dans l’appartement, les vitres sont cassées, des éclats de verre parsèment le sol. Les murs sont grêlés d’impacts de balles. J’ai la gorge séchée par la peur, le spectacle des cadavres, des destructions. Mais aussi par le courage de mes parents. Mon père s’avance sur le balcon. Des soldats anglais sont embusqués sur le toit de l’immeuble voisin. Il demande à ma mère, plus à l’aise que lui en anglais, de signaler notre présence aux soldats pour qu’ils ne nous tirent pas dessus. Quelques minutes plus tard, ces soldats débarquent dans notre appartement. Ils fouillent partout, y compris les jouets… des potentiels pièges explosifs !

Aujourd’hui à Gaza, les enfants n’ont plus de « chez eux » pour y retourner. Les soldats sionistes leur distribuent des tirs directs au torse, dans le dos, à la tête.

C’est ainsi qu’ils tuent plus de 20 000 enfants de Gaza tués.

 

Des milliers d’orphelins, et d’estropiés.

Vous pouvez les voir jouant avec une balle avec leurs moignons de mains. Il y aussi ceux qui courent sur les gravats des décombres de leur maison, sur des moignons de pieds.

Les jours passent, les semaines. La paix revient à Port-Saïd. Les forces de l’ONU débarquent dans la ville : des bérets bleus apparaissent, des casques bleus, des véhicules peints en bleu. De cet autre bleu qui apaise et rassure. Entre-temps, l’URSS et les États-Unis – soucieux d’affirmer leur suprématie et d’asseoir leur influence dans la région – ont forcé Anthony Eden, le 1er ministre anglais, Guy Mollet le français et Ben Gourion l’israélien à retirer leurs troupes. L’agression franco-anglo-israélienne se solde par un fiasco.

Nasser remporte une victoire politique sans appel. Avec les autres dirigeants arabes, tous ensemble sur les ondes des radios, ils hurlent leur victoire face à l’impérialisme. Pas un mot sur le massacre à Gaza. Nasser se pavane avec Che Guevara, le chantre anti-impérialiste. Etonnamment ce dernier n’est pas au courant. C’est plus tard en 1959 qu’Il le découvrira lors d’une visite sur place, qu’il fera de la Palestine une cause anti impérialiste majeure.

En toute impunité, loin de toute couverture médiatique, fin octobre 1956, le massacre à Gaza se déroule « en marge de l’histoire ».

Honteux de leur défaite en 1948, derrière leurs discours de victoire, ils occultent le massacre à Gaza.

Il faut attendre les investigations des historiens israéliens sur les archives rendus accessibles après le délai de trente ans.

Il faut attendre les interviews réalisés par l’américain Joe Sacco et leur publication sous la forme d’une remarquable bande dessinée en noir et blanc. Il y traite même des collabos, ci-dessous “le patron du café”. Un ouvrage de 424 pages pour 386 planches, édité chez FUTUROPOLIS.

 

LES RÉFÉRENCES DOCUMENTÉES DE CE MASSACRE

Les documents visuels, photos et vidéos d’époque concernant les événements de Khan Younès, Rafah et Kafr Qassem (octobre/novembre 1956) sont extrêmement rares et fragmentaires. [1]

Durant la crise de Suez et la première occupation de la bande de Gaza, l’armée israélienne exerçait une censure stricte. Les archives officielles de l’État d’Israël ainsi que celles de l’IDF (Armée de défense d’Israël) classifient ou limitent l’accès à une grande partie du matériel visuel direct afin de préserver l’image de l’armée. [1]

Des ressources documentaires, des témoignages graphiques et des images d’archives sont consultables via les canaux spécialisés suivants :

  1. Pour les massacres de Khan Younès et Rafah (Gaza)

* Les rapports d’époque de l’ONU (UNRWA) : Des photographies des camps de réfugiés et des distributions d’aide humanitaire juste après la crise de 1956 sont disponibles dans la [galerie photo et vidéo des archives de l’UNRWA (https://www.unrwa.org/). Elles illustrent la situation humanitaire immédiate, bien que peu d’images montrent directement les scènes d’exécution. [2]

* Le roman graphique documentaire Gaza 1956 (Footnotes in Gaza) : Face à l’absence d’archives vidéo, le journaliste maltais et américain Joe Sacco a mené une enquête approfondie sur le terrain. Son livre Gaza 1956 reconstitue visuellement de façon très précise les massacres de Khan Younès et de Rafah à partir de dizaines de témoignages de survivants, de photos personnelles et de documents d’époque. [3]

* L’Archevêque et les collections privées : Des plateformes d’histoire sociale ou des bibliothèques numériques indépendantes comme « Working Class History » (https://stories.workingclasshistory.com/) répertorient parfois des rares clichés des événements ou des coupures de presse d’époque. [4]

  1. Pour le massacre de Kafr Qassem

Contrairement à Gaza, les faits se sont déroulés en territoire israélien et ont donné lieu à un procès militaire retentissant. Les ressources y sont un peu plus accessibles : [5, 6]

* La bibliothèque de documents d’Akevot : L’organisation israélienne de recherche sur les droits de l’homme propose la « Kafr Qasim Massacre Document Library » (https://www.akevot.org.il/en/article/kafr-qasim-document-library/). Ce fonds numérisé contient des milliers de pages d’archives, des documents judiciaires du procès des policiers de la frontière et quelques photographies historiques. [6]

* L’Archive Numérique du Musée Palestinien. Voir les collections du [Palestine Digital Museum Archive] (http://www.palarchive.org/) en cherchant « Kafr Qasim ». Il regroupe des photographies des commémorations, des portraits de victimes, des articles de journaux arabes d’époque, comme Al-Ittihad et des œuvres d’art commémoratives. [5, 7]

* Le documentaire “The 1957 Transcripts” (ou “Black Flag”) : Sorti récemment en festival, ce film documentaire israélo-palestinien intègre des images, des enregistrements audios et des transcriptions inédites du procès de l’époque qui lève le voile sur ce massacre. [8]

[1] [https://www.instagram.com](https://www.instagram.com/aliahammuri/reel/CzobfABN-Nb/)

[2] [https://www.palestinechronicle.com](https://www.palestinechronicle.com/khan-yunis-rememberingthe-forgotten-palestinian-massacre/)

[3] [https://pal48.ps](https://pal48.ps/en/article/130/khan-yunis-and-rafah-massacre-november-3—december-12-1956)

[4] [https://www.facebook.com](https://www.facebook.com/workingclasshistory/posts/on-this-day-november-3-1956-the-israeli-army-massacred-hundreds-of-palestinian-r/1233021375537742/)

[5] [https://www.palquest.org](https://www.palquest.org/en/highlight/14334/kafr-qasim-29-october-1956)

[6] [https://www.akevot.org.il](https://www.akevot.org.il/en/article/kafr-qasim-document-library/)

[7] [https://www.palarchive.org](http://www.palarchive.org/index.php/Browse/objects/facet/entity_facet/id/7460/view/images/lang/en_US)

[8] [https://www.haaretz.com](https://www.haaretz.com/life/2024-05-26/ty-article/.premium/the-1956-massacre-that-haunts-a-palestinian-village-in-israel-makes-it-to-the-screen/0000018f-ab36-d24f-a5df-fff6e5170000)

Et….

Le documentaire « Black Flag » est une œuvre majeure récente réalisée par Ayelet Heller, produite par Osnat Trabelsi et montée par Hadas Ayalon. [1, 2] Il est également diffusé à l’international sous le titre « The 1957 Transcripts »

Le film lève précisément le voile sur l’un des secrets les mieux gardés du procès militaire qui a suivi le massacre de Kafr Qassem. [3]

BLACK FLAG, UN FILM ÉDIFIANT

Le film s’appuie de manière inédite sur les protocoles d’audience et les transcriptions déclassifiées du procès des policiers de la frontière israélienne (tenu entre 1957 et 1958). Il entremêle ces documents d’archives judiciaires avec les témoignages directs des survivants palestiniens du village. [3, 4, 5]

L’élément central et le plus glaçant du film réside dans la confrontation des logiques militaires :

** L’argument des soldats : Les policiers de la frontière répètent à la barre qu’ils ne faisaient qu’obéir aux ordres supérieurs (« un ordre est un ordre »), illustrant de manière brute les témoignages de l’époque. [6]

** L’interrogatoire du juge : Le film met en lumière les moments critiques du procès où le juge demande explicitement si l’ordre de tirer impliquait aussi les femmes, les enfants ou même un bébé rampant dans une ruelle en plein couvre-feu, ce à quoi les officiers répondent par l’affirmative. [6]

**Pour une jurisprudence fantoche. Ce procès et ces témoignages mis en images qui ont donné naissance dans la jurisprudence militaire israélienne à la notion d’« ordre manifestement illégal » (un ordre auquel un soldat a le devoir légal et moral de désobéir). [3, 4] Jurisprudence jetée à la poubelle depuis les successions d’opérations militaires bourrées de crimes contre l’humanité et de violation du Droit International, tant à Gaza, qu’en Cisjordanie, Jérusalem Est, Liban Sud…

Où voir le film ?

Le documentaire est distribué par la société de production israélienne indépendante Trabelsi Productions. [3, 7]. Il fait régulièrement l’objet de projections spéciales lors de commémorations (notamment autour du 29 octobre, date anniversaire du massacre) ou dans des festivals de films documentaires engagés. [3, 7]. Des versions sous-titrées en anglais et en hébreu ont parfois été rendues accessibles en ligne de manière temporaire via la plateforme [Vimeo](https://vimeo.com/) par les producteurs. [3, 7]

Pour en savoir plus sur les peines réelles prononcées contre les officiers à l’issue de ce procès historique voir les références [8, 9]

[1] [https://www.haaretz.com](https://www.haaretz.com/life/2024-05-26/ty-article/.premium/the-1956-massacre-that-haunts-a-palestinian-village-in-israel-makes-it-to-the-screen/0000018f-ab36-d24f-a5df-fff6e5170000)

[2] [https://westering.substack.com](https://westering.substack.com/p/black-flags)

[3] [https://www.facebook.com](https://www.facebook.com/thisisnotanulpan/posts/today-october-29-the-69th-anniversary-of-the-kafr-qassem-massacre-trabelsi-produ/1422973326495368/)

[4] [https://orbachdanny.com](https://orbachdanny.com/black-flags-at-a-crossroads-the-kafr-qasim-political-trial-1957-1958/)

[5] [https://www.facebook.com](https://www.facebook.com/100069727761336/posts/1430162732651305/)

[6] [https://thepalestineproject.medium.com](https://thepalestineproject.medium.com/the-zionist-fantasy-to-get-rid-of-the-palestinians-d6ac1c1235f5)

[7] [https://www.facebook.com](https://www.facebook.com/thisisnotanulpan/posts/today-october-29-the-69th-anniversary-of-the-kafr-qassem-massacre-trabelsi-produ/1422973326495368/)

[8] [https://fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Kafr_kasem)

[9] [https://www.allocine.fr](https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4764.html

 

DEPUIS BLACK FLAG EN 1957 JUSQUE NAZA EN 2026 EN PASSANT PAR TANTOURA EN 2024, DES NOMBREUX FILM DOCUMENTAIRES.

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FORTS DE TÉMOIGNAGES DES AUTEURS ET DES VICTIMES, LES ISRAELIENS Y DÉNONCENT LES CRIMES DE LEURS MILICES ET DE LEURS ARMÉES.

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LE MONDE CONTINUENT DE NIER, DE DÉTOURNER LE REGARD.

 

 

Briser l’omerta chez vous, en famille dans vos cercles… en allant voir ces films et en parler dès la sortie, dans une brasserie voisine. Des initiatives ainsi générées, aussi petite soient-elles, pèsent dans le rapport de force mondial.

Adel Paul Boulad,

Consultant International Diversité & Performance

Président de MEDJOR, Francophones pour la transformation du Levant, (Association Loi 1901),

www.medjor.net

Auteur de,

  1. « MEDJOR, notre combat », cliquer ici https://www.publishroom.com/sciences-politiques/1727-54041-medjor-notre-combat.html

  2. « Palestine, fin du mécanisme du rejet. Chroniques d’un militant en vue d’un nouvel horizon » cliquer ici , https://www.publishroom.com/librairie/1261-palestine-fin-du-mecanisme-du-rejet-chroniques-d-un-militant-pour-un-nouvel-horizon-de-adel-paul-boulad.html

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