Skip to main content
coachingInformationsTeam-Up for Results !

Gaza, action citoyenne – ZAATAR chez CARREFOUR

QUELLE EST L’HISTOIRE DU ZAATAR ?

 

Cultivé et utilisé depuis la nuit des temps au Levant, le ZAATAR est un mélange d’herbe notamment l’Origan, le Thym et le Sésame. Il est typique de la gastronomie Palestinienne.

Zaatar fait partie de ses piliers culturels. C’est pour cette raison, que le criminel de guerre Ariel Sharon avait dès 1977 interdit aux Palestiniens la culture, la détention et le port du Zaatar. Connu comme le «buldozer » aussi le « boucher » en Palestine occupée et aux Liban, Sharon est devenu 1er ministre d’Israël de 2001 à 2006,

Dans la foulée de cet interdit, le vol généralisé des sionistes en Palestine pour les terres, les biens, le bétail, l’eau etc. s’étend à la culture gastronomique : Kefté, messaka, olives, oranges, figue de barbarie, dattes, Zaatar etc. Dans les restaurants israéliens, vous pouvez entendre « devenez israélien en assaisonnant avec du Zaatar ».

ZAATAR, UN DES EMBLÊMES PALESTINIENS

Mahmoud Darwich, poète Palestinien de renommée mondiale lui dédie un poème : « Ahmed Al Zaatar – Pour deux mains de pierre et de thym ». M Darwich y associe cette herbe à l’ancien camp de réfugiés palestiniens de Tal al-Za’atar (« Colline du Thym »).

Texte du poème en Annexe, ci-dessous.

En effet, le 31 mai 1976, après deux mois de résistance, ce camp peuplé en majorité de Palestiniens chrétiens a été le théâtre d’un siège et d’un massacre. Avec l’aide de la Syrie, les phalangistes libanais chrétiens débarquent dans ce camp. Les Phalangistes y tuent plus de 2000 Palestiniens.

Six ans plus tard, le 22 septembre 1982, Ariel Sharon, ministre de Guerre israélienne, divulgue devant la presse lors de l’invasion israélienne du Liban, que des officiers israéliens ont participé au massacre de Tell al-Zaatar avec l’autorisation du gouvernement travailliste israélien.

Entre temps, il avait supervisé le massacre des camps Palestiniens de Sabra et Chatila au sud de Beyrouth.

ZAATAR, AUJOURD’HUI ?

En 2026, les familles Palestiniennes cultivent le Zaatar chez elles. Elles préservent ainsi les saveurs et les coutumes que l’occupation sioniste tente d’effacer. Zaatar est un patrimoine Palestinien à portée de main.

SOCIÉTÉ CIVILE … QUE FAIRE ?

De préférence au boycott des complices de crime contre l’humanité, il y a la pédagogie citoyenne.

Dans vos magasins CARREFOUR, dès la moindre présence de produits israéliens, par équité et éthique, interpellez son directeur par écrit puis lors d’un RV :

  1. Rappelez lui la complicité pour crime contre l’humanité de son enseigne. Elle fournit des rations alimentaires à l’armée génocidaire en l’absence de toute aide aux Palestiniens massacrés,

  2. Demandez lui de mettre du ZAATAR AUTHENTIFIÉ PALESTINIEN, dans les rayons.

S’il prétexte l’indisponibilité du produit, donnez lui les références de Zaatar originaire d’Hébron, région actuellement assiégée. Cliquer ici 

S’il refuse, montrez lui la vidéo ci-après et faites dégager, par équité et éthique, les produits israéliens des rayons.

La vidéo Zaatar, cliquer ici

Adel Paul Boulad,

Consultant International Diversité & Performance

Président de MEDJOR, Francophones pour la transformation du Levant, (Association Loi 1901),

www.medjor.net

Auteur de,

  1. « MEDJOR, notre combat », cliquer ici https://www.publishroom.com/sciences-politiques/1727-54041-medjor-notre-combat.html

  2. « Palestine, fin du mécanisme du rejet. Chroniques d’un militant en vue d’un nouvel horizon » cliquer ici , https://www.publishroom.com/librairie/1261-palestine-fin-du-mecanisme-du-rejet-chroniques-d-un-militant-pour-un-nouvel-horizon-de-adel-paul-boulad.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 1

Le poème AHMAD AL ZAATAR

Pour deux mains de pierre et de thym,

Ce chant… Pour Ahmad, l’oublié entre deux papillons.

Les nuages sont partis et m’ont dispersé

Et les montagnes ont déployé leurs capes et m’ont caché.

… Descendant par l’abeille, de la blessure ancienne jus-

qu’aux détails

Des pays, c’était l’année de la séparation de la mer des

cités de cendre, et j’étais seul.

Et encore seul…

Seul. Et Ahmad

Était l’émigration de la mer entre deux balles de fusil,

Un camp qui poussait et enfantait thym et combattants

Et un bras qui se raffermissait dans l’oubli.

Mémoire venue des trains en partance, des quais vides

d’êtres chers et de jasmin,

Il était la découverte de soi dans les carrioles,

Dans la scène marine,

Dans la nuit des geôles des frères,

Dans les relations hâtives

Et la quête de la vérité.

Et en toute chose, Ahmad rencontrait son contraire.

Vingt ans qu’il s’interrogeait,

Qu’il migrait,

Vingt ans. Sa mère ne l’a enfanté que quelques minutes dans

une corbeille de bananes

Puis elle s’est retirée.

Réclame-t-il une pièce d’identité, qu’un volcan le frappe.

Les nuages ont voyagé et m’ont dispersé,

Et les montagnes ont déployé leurs capes et m’ont caché.

Extrait de:  La terre nous est étroite et autres poèmes (1966 – 1999), Gallimard, Poésie, 2000 (Traduction d’Abdellatif Laâbi)

 

Leave a Reply

S'abonner
Soyez toujours informé
des nouveautés