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Gaza, environnement anéanti – quel avenir pour les enfants survivants ?

Sur dix options présentées à des Gazaouis en juin 2025, leur priorité allait pour la propreté (dignité) et à l’éducation (avenir). Celles relatives à se nourrir et fuir les snipers et les bombes passaient en second.

Aujourd’hui, les Gazaouis sont rattrapés par la toxicité et l’empoisonnement de leur espace de survie.

L’avenir des enfants est en danger.

Sommes-nous en présence d’un processus d’anéantissement ?

Comme pour le Vietnam (napalm, défoliant, …), la destruction systématique de l’environnement n’est pas un dommage collatéral. Il s’agit d’une stratégie délibérée visant à rendre le territoire inhabitable pour les générations futures.

De la pollution atmosphérique record à la stérilisation des sols, celle de l’eau, en passant par l’anéantissement des terres agricoles, de la faune et de la flore, cette chronique dresse un bilan qualitatif et chiffré.

Face à cette catastrophe multigénérationnelle, fort du diagnostic établi, la chronique propose des pistes d’action pour un inventaire, des aides, et des poursuites judiciaires en vue de réparation.

Méthode utilisée, voir en Annexe1.

Rapports consultés et utilisation des données, voir en Annexe 2.

UN PEUPLE ET SON ESPACE DE VIE PRIS POUR CIBLE

 

« La dégradation de l’environnement n’est pas accessoire. Elle est intentionnelle, prolongée, et vise à briser la résistance écologique du peuple palestinien. »

Mazin Qumsiyeh,

Fondateur de l’Institut palestinien pour la biodiversité,

The Ecologist, 2 septembre 2025

Dans leur scolarité tronquée, les 660 000 enfants dont 60% orphelins et 30% mutilés, survivent dans un cadre profondément pollué et nocif. La 7ème génération de Palestiniens est en danger de mort. La pollution stagnante poursuit ses effets. Véhiculée par l’atmosphère, l’eau, les cadavres dans les décombres, les chiens errants et les contacts, elle accélère les épidémies chez tous, notamment les personnes âgées.

   

A surface équivalente, en plein boom, Gaza a subi plus d’un million de fois plus de Tonnes Equivalent Pétrole que la France. Avec plus de 6000 tonnes équivalent Pétrole, cela vaut au Gazaoui le record absolu de pollution, soit mille fois plus que le citoyen français.

La toxicité de ces émissions se dose en PPM (partie par million). A Gaza, elle se chiffre en %, soit un million de fois plus.

La toxicité carbone est instantanée, violente et meurtrière[1].

La pollution chimique est pire, c’est un poison silencieux et durable.

 

Pour le colonisateur, la destruction d’un peuple passe par l’effacement de sa culture, la destruction ou l’empoisonnement de son espace de vie (air, sol, eau, faune, flore, …). Ce n’est pas un dégât collatéral, c’est un acte volontaire, systémique et planifié. Cette logique s’attaque aux fondements mêmes de la vie et de l’identité palestinienne.

  • Le symbole dans l’assiette : La destruction va jusqu’à des cibles symboliques comme le Zaatar Palestinien (mélange d’origan, sésame et thym). Un héritage culinaire et culturel méthodiquement attaqué. Détails et histoire, cliquer ici

  • Le poison sur les cultures : Parallèlement, au Sud-Liban, des avions israéliens pulvérisent des pesticides sur les cultures, sabotant et empoisonnant délibérément les terres agricoles. Vidéo, cliquer ici

 

LE POISON CHIMIQUE[2], LA POLLUTION DE L’EAU, UNE STRATÉGIE SILENCIEUSE D’ÉRADICATION

En 2026, la contamination de l’eau et des sols est la catastrophe la plus immédiate et la plus grave.

  • Rupture totale de l’assainissement : Des centaines de milliers de m³ d’eaux usées brutes se déversent dans l’environnement, contaminant les nappes phréatiques et la mer.

  • Les pluies de cet hiver. La percolation lente (lixiviation) draine vers les nappes phréatiques, déjà fragiles, aussi vers les eaux côtières, les poisons stockés dans les décombres.

  • Eau potable : une denrée quasi disparue : Les infrastructures de désalinisation et de pompage sont détruites. Dans certaines zones, la consommation d’eau potable est inférieure à 3 litres par personne et par jour (contre 15 litres minimum en situation d’urgence selon l’OMS). La population est contrainte d’utiliser des puits contaminés, provoquant une crise sanitaire majeure.

LE PIÈGE MORTEL, PHYSIQUE ET CHIMIQUE, DES DÉCOMBRES

D’après l’ONU, l’ampleur des destructions matérielles (logements, infrastructures, agriculture) est sans précédent dans sa rapidité et son intensité depuis la Seconde Guerre mondiale. En octobre 2025, l’estimation satellite de l’agence indiquait plus de 70 millions de tonnes de débris, l’équivalent de près de 200 Empire State Building. Ramené au m², c’est plus de 300kg soit près de quinze fois qu’à Mossoul (Irak) en 2017. Cela se traduit mécaniquement par un impact environnemental proportionnel, dont les conséquences (santé, sécurité alimentaire, déplacements) dureront des décennies.

Les évaluations préliminaires de l’ONU indiquent plus de 20 ans pour évacuer et recycler tous les débris, pour un coût d’environ un milliard de dollars. Le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) estime que, dans un environnement stable, sans entrave israélienne, les machines à concasser disponibles pourraient traiter 1.000 tonnes de débris par jour. En décuplant leur nombre, la destruction des décombres pourrait être réduit à dix ans.

Du fait des entraves israéliennes pour l’électricité et la circulation, les gazaouis avaient investi en masse en termes de panneaux solaires et d’équipements de communication (PC, smartphones etc.), autant d’équipements qui incluent des métaux lourds .

La poussière, la contamination par des munitions non explosées, celle de l’amiante, des déchets industriels et médicaux, les fuites de plomb et d’autres métaux lourds des équipements informatique et télécom, des panneaux solaires détruits, des plastiques brûlés, d’autres substances dangereuses sont le poison quotidien pour la santé humaine et l’environnement.

En résumé, 80 000 tonnes de bombes larguées à Gaza ont détruit plus de 50 000 immeubles, plus de 1 000 000 d’équipements électroniques et batteries (PC, téléphones portables, …). Cette destruction, bombes incluses, a libéré dans les décombres un tonnage gigantesque de produits toxiques à court et long terme :

  1. Produits chimiques,

  2. Amiante, environ 2-3 millions de tonnes,

  3. Métaux lourds (Plomb, Cadmium, Mercure ..)

Les enfants à la recherche de leurs biens dans les décombres meurent sous les tirs de drones et snipers, aussi par l’explosion de bombes, surtout par le poison chimique évoqué plus haut.

En France, on se préoccupe de réduire des pouillèmes de % de pollution. Pour Gaza les facteurs aggravants sont de l’ordre du million %, la couverture médiatique est plus que négligeable. [3][4] Le Guardian Indique que le bilan carbone du déblaiement et de la reconstruction serait dix fois supérieur à celui des bombardements.

 

LA TOXICITÉ CARBONE DE LA MACHINE DE GUERRE.

L’opération militaire mené contre les Gazaouis a été d’une intensité et d’une durée sans précédent. Elle a entraîné des destructions massives et une gigantesque pollution.

 

Des chiffres clés[5]

  • Un record absolu de pollution : L’armée israélienne a émis, à surface équivalente, plus d’un million de fois plus de Tonnes Equivalent Pétrole (TEP) que la France. Le “bilan carbone” du génocide à Gaza est donc, par habitant, mille fois supérieur à celui d’un citoyen français.

  • Un impact colossal : L’ensemble des opérations a généré environ 2,6 Gigatonnes de Carbone (GTC), soit 6,3 Gigatonnes équivalent pétrole (GeTP) .

  • Comparaison éloquente : À surface, population et période équivalents, Gaza a produit près de 1000 fois plus de pollution que Paris.

 

Un air mortel
La toxicité des émissions se mesure habituellement en PPM (parties par million). À Gaza, elle se chiffre en pourcentage, soit un million de fois plus.

  • Seuils de danger : Le CO₂, inodore et incolore, devient dangereux à haute concentration. À 5000 ppm, il accélère le rythme cardiaque. Au-delà de 45 000 ppm (4,5% de l’air), il y a un risque de perte de conscience et de décès.

  • À Gaza : Durant les périodes les plus intenses de bombardement, les teneurs instantanées en oxyde de carbone ont saturé l’air, tuant des milliers de personnes par asphyxie. Le seuil de danger a été “pulvérisé”.

DESTRUCTION DE L’AGRICULTURE PALESTINIENNE, RESSOURCE ALIMENTARE ET TRADITION CULTURELLE 

 

Avant la pollution délibérée, pour détruire l’agriculture Palestinienne, il y a eu successivement les bombardements et les bulldozers.

 

  • Terres agricoles, champs et vergers, rasées : les données satellitaires montrent la dévastation systématique des champs et des vergers. Les ONG estiment que plus de 90% des terres agricoles ont été rasées ou brûlées. Oliviers centenaires, figuiers, orangers et palmiers dattiers, symboles de la tradition palestinienne, ont été déracinés par les bulldozers.

 

 

 

Des ONG palestiniennes d’agriculture (UAWC) estiment que plus de 90% des terres agricoles et la majorité des vergers ont été rasés, brûlés ou gravement endommagés.

  • Faune et Flore anéanties : les zones humides côtières comme Wadi Gaza sont détruites. La faune est décimée. Des fleurs symboles comme le coquelicot, emblème de la résistance, ont disparu du paysage.

 

 

Exterminer un peuple c’est aussi éradiquer ses traditions et sa culture tant artistique que culinaire.

Détruire la richesse florale Palestinienne, c’est lui retirer sa sensibilité, son humanité.

  • Un héritage perdu : l’iconographie ancienne de la région, comme les “Fleurs de la Palestine”, contraste tragiquement avec le désert vert et toxique d’aujourd’hui. (Lien vers l’inventaire)

 

Disparition faune et fleurs.

 

 

Réf l’inventaire des 54 feuilles dessinées en chromolithographie, cliquer ici https://librairie-ancienne-clagahe.fr/livre/fleurs-de-la-palestine-54-feuilles-en-chromolithographie-dessinees-dapres-nature/

Un ouvrier palestinien prépare des œillets pour l’exportation, dans une ferme à Rafah, au sud de la bande de Gaza. (Eyad Al Baba APA/Images).

C’était en 2013. Depuis, plus rien. Idem pour la faune.

L’écocide israélien à Gaza envoie ce message : même si nous cessions de larguer des bombes, vous ne pourriez plus vivre ici.”

George Monbiot,

The Guardian, 27 septembre 2025

Ces destructions induisent une sorte d’anéantissement, avec la perte de la sécurité alimentaire, l’absence d’habitats et l’exposition aux intempéries, l’érosion des sols, la perte de variétés anciennes et de la culture gastronomique Palestinienne.

 

LE MARTYRE DES SURVIVANTS

 

 

Alors que la gouvernance israélienne s’aligne enfin sur les chiffres palestiniens, le bilan humain réel est bien plus lourd. En effet, le bilan n’intègre pas les disparus encore sous les décombres, ni le flux exponentiel de décès, par malnutrition et manque de soin, résultants des exactions en cours.

  • Un bilan qui s’alourdit. Des estimations, comme celle de The Lancet, évoquent près de 250 000 décès liés au conflit. Certaines ONG américaines avancent le chiffre de 650 000.

  • L’étranglement se poursuit. Malgré le cessez-le-feu, l’étau se resserre. Avec une ligne jaune, Israël a repoussé les Gazaouis vers l’ouest, sur la moitié du territoire initial. Les tirs et bombardements se poursuivent. Les postes de pompage d’eau sont détruits, et l’entrée de l’aide humanitaire est limitée à 10-30% des besoins.

  • Désert médical. Outre la pénurie criante de matériel médical, de médicaments et de fournitures de soins, 37 ONG sont interdites d’opérer à Gaza, notamment les majeures : Médecins sans frontière (MSF), Handicap International, Oxfam, Première Urgence Internationale ou encore l’organisation Save the Children.

  • Une génération sacrifiée. Les cibles prioritaires des tueurs, femmes et enfants, survivent désormais dans une prison réduite de moitié, profondément polluée, empoisonnée. La maladie, la malnutrition et le traumatisme poursuivent l’œuvre de destruction.

  • Huis clos médiatique. Les journalistes et reporters étrangers restent interdits d’accès à Gaza.

 

« La destruction de Gaza résonne comme un gigantesque cœur brisé.

Chacune de ses pulsations libère un souffle empoisonné.

Sous le linceul invisible des tentes et des décombres érigés.

La vie y suffoque sous la poussière chimique et le silence des eaux contaminées. »

Une Médjorienne de France

 

QUE FAIRE ?

L’élimination d’une population, l’éradication de sa culture et de ses traditions, l’empoisonnement de son sol, de son eau, de son atmosphère, constituent des crimes.

Il convient de les documenter, de poursuivre les responsables en justice en vue de réparation.

Des préconisations.

  • Documenter et Poursuivre : Soutenir les organisations (Forensic Architecture, Al Mezan, Law for Palestine) qui rassemblent les preuves pour des enquêtes de la CPI et de la CIJ pour crimes de guerre et écocide.

  • Reconstruire durablement : Plaider pour une reconstruction basée sur la justice écologique (systèmes d’eau potable, énergie durable, restauration des habitats) plutôt qu’une simple reconstruction en béton.

  • Faire pression politiquement : Exiger de votre député un embargo sur les armes et les carburants destinés à Israël, et un financement climatique pour la reconstruction et la restauration des écosystèmes à Gaza.

  • Soutenir la résistance agricole : Appuyer les initiatives palestiniennes de conservation des semences, d’agriculture durable et de collecte des eaux de pluie.

  • Agir pour le droit : Militer pour que l’écocide soit reconnu comme le cinquième crime du Statut de Rome.

  • Agir par la consommation et la culture :

  • Vérifier l’origine des dates Medjool. Certaines sont déclarées originaires de Jéricho, cliquer ici https://sourceshop.fr/fruits-secs-fruits-seches/275-dattes-medjoul-de-palestine.html Souvent, dans des enseignes comme Carrefour, l’arrêté n’est pas respecté. Fort du document ci-après « Texte paru au Journal Officiel 24 novembre 2016_Relatif aux inscriptions obligatoires « colonie israélienne » pour les produits Palestiniens » faire inscrire le texte légal « colonie israélienne » à côté du nom de la zone concernée « Golan, Cisjordanie, …) sinon faire retirer les dattes des rayons. Idem pour les grenades, mangues etc.

  • Voir en groupe le film LES CITRONNIERS, l’histoire d’une veuve p confrontée à la justice militaire puis devant la Cour suprême d’Israël pour empêcher l’arrachage de ses citronniers, cliquer ici https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Citronniers

  • Faire goûter le Zaatar Palestinien. A l’occasion de raps, picnic etc. assaisonnez vos salades avec le Zaatar. Evoquez son origine, sa composition, l’interdit de Sharon etc. réf la chronique Zaatar. Ce faisant vous permet d’ouvrir le sujet Palestine par le biais gastronomique, culturel.

Adel Paul Boulad,

Consultant International Diversité & Performance

Président de MEDJOR, Francophones pour la transformation du Levant, (Association Loi 1901),

www.medjor.net

Auteur de,

  1. « MEDJOR, notre combat », paru en juillet 2025 cliquer ici https://www.publishroom.com/sciences-politiques/1727-54041-medjor-notre-combat.html

  2. « Palestine, fin du mécanisme du rejet. Chroniques d’un militant en vue d’un nouvel horizon » paru en avril 2024, cliquer ici , https://www.publishroom.com/librairie/1261-palestine-fin-du-mecanisme-du-rejet-chroniques-d-un-militant-pour-un-nouvel-horizon-de-adel-paul-boulad.html

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 1

Qui regarde quoi – La méthode ?

En attendant les études environnementales approfondies, nous disposons notamment de rapports d’organisations[6] environnementales internationales, d’agences des Nations Unies, aussi d’études universitaires spécialisées en écologie des conflits. [7]

D’après ces études, les éléments analysés sont tels que,

  1. Pour le Bilan Carbone :

  • Sources directes de combustion : Incendies massifs et prolongés de bâtiments, réservoirs de carburant, décharges, forêts et terres agricoles. La combustion des matériaux de construction (plastiques, PVC, etc.) libère des polluants et du CO₂.

  • Émissions liées aux opérations militaires : Utilisation intensive de véhicules blindés, avions, drones, ainsi que la fabrication et le transport des munitions et équipements.

  • Destruction des infrastructures énergétiques : Fuites de gaz, impossibilité de gérer les centrales électriques, recours massif aux générateurs diesel (très polluants) pour les hôpitaux et les abris.

  • Cycle de reconstruction : La production de ciment, d’acier et le transport des matériaux pour reconstruire ont une empreinte carbone colossale (“carbone incorporé”).

  1. Pour la Biodiversité et les Écosystèmes :

  • Contamination des sols et de l’eau :

  • Métaux lourds et résidus explosifs (perchlorates, RDX, TNT) provenant des bombardements.

  • Fuites d’eaux usées dues à la destruction des réseaux d’assainissement, contaminant les nappes phréatiques et la mer Méditerranée.

  • Déversement de déchets solides et dangereux non traités.

  • Destruction des habitats : Nivellement de terres agricoles, de zones boisées et de zones humides côtières.

  • Pollution de l’air : Poussières de béton et d’amiante (des bâtiments détruits), particules fines, fumées toxiques.

  • Impact sur la faune et la flore : Mortalité directe, perturbation des corridors écologiques, contamination de la chaîne alimentaire.

ANNEXE 2

RAPPORTS PUBLICS ET DONNÉES

Israël a mené à Gaza une tuerie ciblée et massive, de plusieurs centaines de milliers de personnes, des destructions de plusieurs gigatonnes de béton, acier, amiante, plastique etc. et une giga pollution de l’air, du sol et de l’eau.

Nous avons intégré dans un tableur les chiffres disponibles dans les rapports publics  [8] [9] [10] [11] [12] [13] et les données publiques des équipements israéliens utilisés à Gaza. Nous avons distingué la pollution du carburant, celle des bombes, et bombes au phosphore, celle de l’amiante et autres éléments toxiques dans les gravats et décombres.

Pour la consommation en carburant, nous avons considéré les différents tanks (Merkava, …), les véhicules blindés légers et lourds, les bulldozers, les D9, les différents aéronefs (les F15-16-35..), hélicoptères Apache, ceux pour le transport, les drones y compris ceux de Thalès.

En résumé, le génocide à Gaza a généré 2,6 Gigatonnes de Carbone (GTC), et 6,3 Gigatonnes équivalent pétrole (GeTP).

A titre de comparaison, à surface/population et période équivalents, Gaza a produit près de 1000 fois plus de pollution que Paris.

[1] Une exposition à une atmosphère contenant plus de 8% de CO2 ou moins de 10% d’O2 entraîne une perte de connaissance brutale et un arrêt cardiorespiratoire

[2] Avant le 7 octobre 2023 : Les rapports de l’UNEP et de la Banque Mondiale décrivaient déjà une situation environnementale précaire à Gaza (stress hydrique, pollution des eaux, gestion des déchets fragile), qui servait de référence pour mesurer l’aggravation.

Pour 2024 et début 2025 : Les données proviennent principalement de Agences des Nations Unies : OCHA (bulletins de situation), PNUE (alertes), UNICEF et OMS (eau et assainissement). Analyses satellitaires : UNOSAT (UN Institute for Training and Research), et des chercheurs utilisant des données Copernicus (UE) ou MAXAR. ONG spécialisées : Le Conflict and EnvironmentObservatory (CEOBS) compile et analyse les données disponibles. Des ONG locales comme l’Union des Comités d’Agriculture (UAWC) documentent les destructions agricoles. Instituts de recherche : Des chercheurs en sciences de l’environnement commencent à publier des évaluations préliminaires dans des revues à comité de lecture, en utilisant la télédétection.

[3] The Guardian – “Ecocide in Gaza : Does Scale of Environmental Destruction Amount to a War Crime ?” (29 mars 2024) (29 mars 2024)

https://www.theguardian.com/environment/2024/mar/29/gaza-israel-palestinian-war-ecocide-environmental-destruction-pollution-rome-statute-war-crimes-aoe

The Guardian – “Carbon Footprint of Israel’s War on Gaza Exceeds That of Many Entire Countries” (30 mai 2025)

[4] The Guardian – “Carbon Footprint of Israel’s War on Gaza Exceeds That of Many Entire Countries” (30 mai 2025)

[5] Méthodologie de calcul

En croisant les données des rapports publics avec les spécifications techniques des équipements militaires israéliens utilisés (tanks Merkava, bulldozers D9, avions F15-16-35, hélicoptères Apache, drones…), nous avons distingué la pollution due aux carburants des véhicules et aéronefs, aux explosifs (bombes classiques et au phosphore), aux matériaux toxiques (amiante, plastiques) issus des décombres.

[6] UNEP (Programme des Nations Unies pour l’environnement. PAX (ONG néerlandaise) : Leur programme “Environment and Conflict”. Human Rights Watch / Amnesty International. ICRC (Comité International de la Croix-Rouge)

[7] La revue “International Review of the Red Cross”. The Conversation. BBC Future. National Geographic.

Chatham House. Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)

[8] Publication de la Coordination Nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie, Belgique (CNAPD) « Pollution de l’activité militaire »

[9]2024-06-19_Rapport Le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) sur les destructions à gaza

[10]2025-05-27_Rapport ECOCIDE

[11]2025-11-20_Rapport PNUE_Les décombres

[12] Banque mondiale, Nations unies et Union européenne – Évaluation rapide des dommages et des besoins à Gaza et en Cisjordanie (février 2025). https://thedocs.worldbank.org/en/doc/133c3304e29086819c1119fe8e85366b- 0280012025/original/Gaza-RDNA-final-med.pdf

[13] Palestinian Institute for Climate Strategy & Tipping Point North South Military & Conflict-Related Emissions & Climate Reparations for Palestine (18 septembre 2025)

https://www.palclimateinstitute.org/media/military-conflict-related-emissions-climate-reparations-for-palestine

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